Pendant longtemps, les décisions environnementales ont été prises sans les femmes. Pourtant, ce sont elles qui subissent les conséquences de la crise climatique : raréfaction des ressources, insécurité alimentaire, dégradation des terres et précarité économique. À Vo 1, FEDIA a décidé d’aborder cette injustice à la racine.
Le 22 avril 2026 à Vogan, l’organisation a réuni des conseillers municipaux, des autorités traditionnelles et des Comités Villageois de Développement pour discuter de la place des femmes dans la gouvernance climatique locale et mettre fin à leur marginalisation dans les décisions environnementales.
Cette rencontre fait partie de la deuxième phase du projet « Plaidoyer pour une implication active des femmes dans la gouvernance climatique locale dans la commune Vo 1 », soutenu par SpeakUpAfrica à travers l’initiative Voix EssentiELLES et COFET.
L’organisation plaide maintenant pour l’intégration d’au moins cinq femmes dans le comité environnemental de la commune et d’autres instances de décision à Vo 1. C’est une revendication stratégique, qui va au-delà du symbolique. Sans femmes autour des tables de décision, les politiques climatiques restent souvent déconnectées des réalités vécues par les communautés.
Vo/Décentralisation : Une rencontre d’engagement à Vogan – ATOP | Agence Togolaise de Presse
Les discussions ont permis d’aborder des sujets sensibles et souvent évités : les obstacles culturels à la participation des femmes, les résistances dans les mécanismes locaux de gouvernance et le faible accès des femmes aux espaces d’influence politique et environnementale.
Les participants ont aussi renforcé leurs compétences sur les enjeux de genre et de gouvernance climatique locale. Les autorités locales et traditionnelles ont été encouragées à prendre des engagements concrets pour garantir une meilleure représentation des femmes dans les mécanismes communautaires et environnementaux.
Le chef du canton de Vo-Koutimé, Togbui Akakpo Akoété Zoumeké II, a invité les acteurs locaux à soutenir activement l’intégration des femmes dans les instances décisionnelles. De son côté, la Coordinatrice de FEDIA, Bedou Edwige, a souligné que l’implication des femmes dans la gouvernance climatique est une nécessité pour construire des solutions durables face aux changements climatiques.
Au-delà de la sensibilisation, FEDIA pose une question politique importante : peut-on parler de justice climatique lorsque les principales concernées restent exclues des décisions ?
