Les 1er et 2 décembre 2025, l’Association FEDIA a pris part à un atelier organisé par l’Unité de Gestion du Projet Renforcement de la résilience aux changements climatiques des communautés côtières du Togo (R4C-Togo) à l’intention de ses partenaires d’exécution.
Pendant deux jours, ONG, associations, organisations communautaires et acteurs de terrain se sont retrouvés autour d’un enjeu central mais souvent sous-estimé : l’intégration du genre dans les actions d’adaptation aux changements climatiques.
Dans les communautés côtières togolaises, les effets du changement climatique ne touchent pas tout le monde de la même manière. L’érosion, les inondations, la salinisation des terres ou la perte d’activités génératrices de revenus affectent particulièrement les femmes, qui sont souvent en première ligne pour assurer la survie économique et alimentaire des ménages. Pourtant, elles restent encore insuffisamment associées aux prises de décision et aux mécanismes de planification.

Les travaux ont permis d’approfondir la compréhension du concept de genre, d’aller au-delà des idées reçues et de distinguer clairement les inégalités structurelles des différences biologiques. Les participants ont été initiés à l’analyse genre, outil indispensable pour identifier qui bénéficie réellement des projets, qui participe aux décisions et qui reste en marge.
Un accent particulier a été mis sur la budgétisation sensible au genre. Car intégrer le genre ne se limite pas à une intention. Cela exige des choix concrets. Des ressources dédiées. Des indicateurs de suivi adaptés. Dans le secteur du développement, les projets climatiques risquent de reproduire les inégalités existantes s’ils ne tiennent pas compte des rapports de pouvoir et des réalités sociales.

Les échanges ont été francs et ancrés dans le terrain. Les participants ont partagé leurs défis : difficultés d’implication des femmes dans certaines communautés, résistances socioculturelles, accès inégal aux ressources productives, surcharge de travail domestique qui limite la participation aux activités de formation.
Mais ils ont aussi partagé des solutions. Des approches inclusives. Des stratégies de mobilisation communautaire. Des expériences réussies.
Pour FEDIA, cet atelier représente bien plus qu’un renforcement de capacités. Il s’inscrit dans une conviction profonde; l’adaptation aux changements climatiques ne peut être efficace si elle ignore les inégalités de genre. La résilience passe par l’inclusion. Elle passe par la reconnaissance du rôle des femmes comme actrices et non simples bénéficiaires.
En renforçant ses compétences en analyse et en budgétisation sensibles au genre, FEDIA confirme son engagement à mettre en œuvre des actions climatiques plus justes, plus inclusives et mieux adaptées aux réalités des communautés côtières. En renforçant ses capacités en analyse et budgétisation sensibles au genre, FEDIA consolide une démarche déjà engagée, celle de la promotion d’une adaptation climatique équitable, participative et durable.
Parce que la résilience ne peut être efficace que si elle est juste.
Et la justice climatique ne peut être atteinte sans égalité de genre.
Parce que face aux défis climatiques, aucune voix ne doit être laissée de côté.


